le sampam mystérieux

le sampam mystérieux
Une de mes peintures preferées.

Voguant d'un flot à l'autre, affrontant les rivages
J'ai guidé mes doux pas à travers les rochers
Sautant d'un fleuve à l'autre, esquivant les naufrages
J'ai dirigé mon coeur vers de brûlants touchers.

Soulevant la rivière, allégeant les ondines
J'ai traversé les eaux pour l'or de tes joyaux
Combattant les ruisseaux, atténuant les bruines
J'ai capturé la mer pour tes charmes royaux.

Et pourtant, sans un cri, j'ai sombré dans les vagues
Noyé dans les tréfonds des abîmes de l'eau
Les profondeurs de l'aube ayant plantées leurs dagues
J'ai perdu tout le sel de mon triste bateau.

Alors, dérivant loin de l'image adorée
Mon navire a perdu sa force d'équipage
Fallait-il qu'il s'accroche à l'esquisse dorée
Ou qu'il brûle sa voile pour en tourner la page.



# Posté le mercredi 14 novembre 2007 20:06

Modifié le mardi 03 juin 2008 11:50

je l'oublierais.....

je l'oublierais.....
Il m'aimait bien(,) je pense,il m'aimait bien(,) je crois
Il sentait la souffrance à chacun de mes pas
Il m'aimait bien(,) je pense,il m'aimait bien(,) je crois
Et à présent j'avance en oubliant sa voix.

En oubliant sa voix, je meurs à petit feu
L'amour n'a pas de loi, ni de règles du jeu
En oubliant sa voix, je meurs à petit feu
Il était là, et moi je sombrais dans ses yeux.

Je sombrais dans ses yeux, je nageais dans son coeur
Je nous voyais à deux, partageant la douceur
Je sombrais dans ses yeux, je nageais dans son coeur
Et nous étions heureux, sans la moindre rancoeur.

Sans la moindre rancoeur je caressais sa peau
Déposais une fleur à l'encre de ses maux
Sans la moindre rancoeur je caressais sa peau
D'une pâle blancheur, aussi pâle que l'eau.

Aussi pâle que l'eau, il voguait sur mes cils
Sur son brillant bateau, encerclé par mes îles
Aussi pâle que l'eau, il voguait sur mes cils
M'écrivait de doux mots sur mon corps en exil.

Sur mon corps en exil il croquait des naufrages
Esquissait une idylle à l'aube de nos pages
Sur mon corps en exil il croquait des naufrages
Dessinait sur mes mains de nombreux paysages.

De nombreux paysages
Aux vagues de ma bouche
De somptueux adages
Sur le vers qui se couche.

Il m'aimait bien(,) je pense,il m'aimait bien(,)je crois
Il sentait la souffrance à chacun de mes pas
Il m'aimait bien(,) je pense,il m'aimait bien(,) je crois
Tu vivais par essence et je mourais pour toi...

# Posté le mercredi 14 novembre 2007 20:05

Modifié le dimanche 20 avril 2008 14:39

La vie est ton nuage....

La vie est ton nuage....
]Au milieu des étoiles, au fin fond de l'espace
Dans un monde nouveau, où la vie est paisible
Tu effaces les peines et tu laisses une trace
Au coeur de l'univers, un bonheur intangible.

Si tes rêves explosent, tu sauras qu'ils existent
Des instants oniriques, poudres parsemées
Sur un coeur endormi, une porte si triste
Un arc-en-ciel magique, de couleurs nacrées.

Dans des bosquets splendides, tu cherches la joie
Vertes feuilles éparses, racines étendues
Quelques arbres nouveaux, enveloppés de soie
Ravivent les couleurs, les contrastes perdus.

La vie est ton nuage, doux et cotonneux
Un fleuve de mirages, illusions interdites
Tu ne fais plus naufrage, dans ces eaux si bleues
Des vagues, trop de rage, sur des pages écrites.

Des éclats hivernaux, en plein milieu du ciel
Beaux rayons irisés, nuées épaisses et douces
Bleu nuit de cet instant, si fragile et si frêle
Crémeuses étendues, absorbées par la mousse.

Une vie éternelle, au goût des vagues blanches
Bercée par les courants, jetée dans les marées
Aux côtés de deux pierres, de grands rochers étanches
Sous des vents colériques, aux reflets ombragés...




# Posté le mercredi 14 novembre 2007 20:05

Modifié le dimanche 20 avril 2008 14:39

Ivre harmonie...

Ivre harmonie...
L'horizon du matin, c'est ton corps sur le mien
Chevauchant la vallée de ma peau endiablée
Tes jambes affûtées comme un solide lien
Encerclent mon long dos d'une étreinte accablée.

Les draps trempés d'ivresse hument nos chauds soupirs
Recouvrant nos ardeurs d'un textile glacial
Un frisson volcanique arpente nos désirs
Pour rafraîchir le feu et son bois colonial.

Oh oui, j'aime l'amour et ses pulsions violentes
Qui enflamment mon corps dans une valse hurlante
J'aspire tes minuits et tes caresses lentes
Qui embrasent l'organe au jour qui se décante.

Nos sueurs mélangées dans l'extase éthérée
S'essoufflent tendrement sur le seuil du plaisir
Telle Didon criant aux bras de son Énée
Tu déposes tes crocs sur mon corps de fakir.

Griffe-moi jusqu'au sang, écorche-moi la peau
Pour offrir à la nuit mon coeur en sacrifice
Si tu es mon piano, je serai ton appeau
Piégé comme un oiseau en un tendre orifice.

Mais la passion fait rage aux écumes d'ivresse
Et envahit les corps d'une pulsion trompeuse
L'orgue de nos soupirs pianote de tendresse
Pour jouir de ces instants d'atmosphère orageuse.

Soudain, le froid se lève et trempe la chaleur
Dans un océan blanc aux cristaux de blizzard
Les siroccos brûlants redeviennent pâleur
D'un souffle plus glacé au pétrifiant regard.

Alors les draps de soie se glissent doucement
Entre les corps huilés par les ébats magiques
Le velours de ta peau, caressée tendrement
Se mêle au doux rubis des coussins magnifiques.

L'horizon du matin, c'est ton corps sur le mien
Chevauchant la vallée de mes muscles saillants
Tes jambes affûtées comme un solide lien
Encerclent mon long dos sous mes reins tressaillants.

# Posté le mercredi 14 novembre 2007 20:05

Modifié le dimanche 20 avril 2008 14:40

Le silence et le froid...

Le silence et le froid...
]Le silence et le froid...

Le manoir de ton coeur attise les ténèbres
Des ombres qui coulent sur tes rives de pleurs
Un rayon de soleil puis un éclat funèbre
Le silence t'attire, aveuglée par la peur.

Des souvenirs horribles qui hantent tes nuits
Quelques cris infernaux enfermés dans ton âme
Un fantôme du froid viens vers toi à minuit
Tu rêves de la vie apeurée par les flammes.

La fraîcheur de la nuit essaie de t'avilir
Des frissons sur ton coeur qui appellent la mort
Un requiem sans fin que l'on te fait subir
Tu connais la faiblesse et pourtant tu t'en sors.

Le silence éternel se pose sur ton corps
Des griffures du froid, du sang chaud de tristesse
Quelques larmes salées qui coulent encore, encore
Tu prends la porte noire et tu dis : je vous laisse.

Une fenêtre ouverte, un corps noyé de sang
Douce brise mortelle qui te fais frissonner
De fins pics rocailleux encastrés dans ton flanc
Ta robe blanche luit, ta vie s'est envolée.

Tu te souviens encore de cet instant magique
L'Enfer t'as rencontré, il t'a laissé le choix
Tu es au paradis mais ta fin est tragique
Tu les as bien connue : le silence et le froid...
a une amie qui se reconnaitra....

# Posté le mercredi 14 novembre 2007 20:05

Modifié le dimanche 20 avril 2008 14:40